Partager l'article ! Chiapas: Nous arrivons a San Cristobal, premiere ville mexicaine que nous traversons ayant conserve une grande empreinte indienne. C'est Erika qui nou ...

Itinéraire d’enfants
gatés...
Rentrés....
Qui sommes nous et pourquoi ce projet?
http://itineraireenfantgate.free.fr
L amerique du sud par loic.
http://www.amsud.canalblog.com/
Passage France Info.
Nous arrivons a San Cristobal, premiere ville mexicaine que nous traversons ayant conserve une grande empreinte indienne. C'est Erika qui nous cueille a la gare routiere pour nous conduire dans la maison de son grand-pere. Un peu defraichie, la maison est, somme toute, charmante avec ses grandes chambres repeintes, son patio, sa pelouse et ses tables de jardin. Plus etrange, un autel compose de plusieurs statuettes representant des squelettes devant lequel sont disposees des offrandes et brule une bougie donne a ce lieu une dimension mystique.
Le petit-dejeuner, quant a lui, est typique et atypique: quesadillas _ galettes de mais fourrees au fromage frais, riz au lait saupoudre de cannelle ou pains secs au sucre, specialite de San Cristobal, accompagne notre traditionnel cafe americano. Car meme si la region abrite de nombreuses plantations de cafe, celui qui est servi dans les hotels, bars et restaurants ne contentent pas nos organismes dopes a la cafeine.
Nous deambulons dans les ruelles de San Cristobal aux facades colorees qui regorgent de marches artisanaux alimentes soit par les vetements brodes des indiennes mexicaines soit par les produits meilleur marche importes du Guatemala proche d'ici. L'autre attraction de la ville ce sont ses superbes eglises. A l'interieur, outre les habituelles statues de porcelaine de Jesus Christ ensanglante, avec ou sans perruques, blanc, metisse ou indien, et les nombreux ex-voto sous forme de pendentif representant une jambe, un coeur ou toute autre partie du corps ayant fait l'objet d'une guerison grace a l'intervention divine, ce sont les touristes qui recueillent notre attention. En particulier, un francais, qui, plus preoccupe a se positionner pour prendre la meilleure photo du lieu plutot qu'a respecter les habitants venus se recueillir et, les yeux fixes sur l'ecran de son appareil numerique, s'approche precipitamment d'un autel, ne voit pas la marche et plonge la tete et les bras les premiers pour finir a plat ventre au pied du dieu devant lequel il refusait de s'agenouiller. Mathias et Julien, pris d'un fou rire, sortent de l'eglise pour laisser libre cours a leur hilarite tandis que moi, plus par besoin de divertir mon esprit que par compassion lui demande en pensant qu'il etait anglais: are you OK? Le menton leve, les levres pinces, l'allure digne il secoue la tete afin de se soustraire a une deuxieme humiliation.
Une fois le tour de la ville effectue, nous partons a la decouverte du Canyon de Sumidero. C'est en bateau que la visite se fait. Embarques en compagnie de touristes mexicains dans une vedette, nous traversons, durant deux heures, le canyon dont le point le plus haut se situe a 1000 metres au-dessus de nos tetes. Nous nous arretons a plusieurs reprises pour contempler, en premier lieu, El Arbol de Navidad _ l'arbre de noel _ un amas de mousse sur la roche qui donne, effectivement, a cette falaise une forme de sapin, puis, devant une grotte dans laquelle est nichee une statuette de la Vierge Marie, et enfin, a quelques metres de deux crocodiles prenant paisiblement le soleil sur le bord de la riviere.
Ravis par cette ballade fluviale, nous profitons de l'apres-midi pour decouvrir la ville de Chiapa de Corzo. Sans grand interet, nous ferons vite le tour de cette bourgade et terminerons aux comidas du marche pour un dejeuner mexicain. Mathias testera le poulet au mole_ sauce au chocolat legerement pimentee aux epices, cacahuetes et parfois bananes, tandis que Julien et moi nous rassasierons de tacos au poulet.
De retour a San Cristobal, nous nous renseignons sur les moyens de transport permettant de nous rendre aux villages avoisinants. C'est donc a bord d'un taxi mexicain pas tres officiel que nous nous rendons a San Lorenzo de Zinacantan. Ce bourg, peuple en majorite par des indiens Tzotzils, n'est pas tres ouvert au tourisme. Nous serons, au plus, moins d'une dizaine a arpenter le marche typique de Zinacantan. Sur les etals se vendent uniquement des costumes traditionnels et des fruits et legumes. Aucune trace d'artisanat-souvenir, pour notre grand plaisir. Les vendeurs, pour leur part, ne parlent que tres peu l'espagnol. Sur la place centrale, deux eglises se font face. Une premiere, traditionnelle meme si l'interieur regorge de statues indiennes, est ouverte aux visiteurs sans appareil photo. L'autre, plus mysterieuse est fermee aux non autochtones. Des hommes, vetus de peaux de betes et enivres par un alcool maison, recitent des incantations, sur la place, en se tapotant le dessus des mains avant de s'engouffrer dans ce temple duquel on ne percoit que les bribes de leurs chants.
Plus que seduits par cette expedition, nous decidons de reiterer l'experience le lendemain, a cheval cette fois, dans le village de San Juan de Chamula et accompagnes de Sylvianne et Sabine, deux charmantes toulousaines rencontrees a Tulum autour d'un plat de poisson et retrouvees a San Cristobal. Apres une soiree au Bar de la Revolution, nous retrouvons nos deux comparses pour rejoindre le rendez-vous fixe avec la dame qui chuchotait aux oreilles des chevaux.
9h00 punto, nous y sommes. Nous prenons un collectivo pour nous rendre aux ecuries. La question est lancee: qui a deja fait du cheval? Les reponses fusent: jamais! une fois je crois..., quand j'avais 3 ans, 5 ans, et le poney ca compte?... Bref, nous sommes tous debutants ou assimiles. Nous regardons tres attentivement les moindres gestes des chevaux apportes, essayant de discerner tout signe d'indomptabilite. Finalement, c'est l'eleveur qui decide du cheval qui sera atribue a chacun de nous. Une fois en selle, nous cavalons ou plutot trottons jusqu'au centre de San Juan. La, nous descendons de nos chevaux, le temps d'une ballade sur la place centrale occupee par une superbe eglise et deux marches plus ou moins locaux.
Nous chevauchons de nouveau nos montures pour nous diriger, cette fois, vers la foret. Sabine et Sylvianne qui ont herite, toutes deux, de destriers plus motives a chercher leur pature qu'a avancer au rythme du groupe, restent derriere. Mathias, pour sa part, conserve un rythme regulier lui permettant de se maintenir ni trop en tete, ni trop en queue du cortege. Enfin, Julien, engaillardi par une heureuse experience en Camargue, fanfaronne en cavalant plus vite que les autres. Neanmoins, quand Principe, son cheval s'embale, refuse de suivre le cavalier qui nous guide et prefere emprunter au galop un tout autre chemin, Don Julien de la Vega perd de son assurance. Anticipant que mon cheval allait prendre la meme direction, je tire sur les rennes pour le faire avancer dans le sens souhaite. Il dessine un cercle et, enerve, se met a galoper dans la meme direction que Principe immobilise par l'eleveur. Cette petite chevauchee nous aura calme tous les deux.
De retour a notre auberge, les fesses encore un peu endolories par deux heures de cheval, nous nous detendons autour d'un verre en terasse avec Alexander, ex-detective prive, chasseur de prime reconverti en businessman de la securite pour businessmen avant de prendre notre bus en direction de Mazunte, la cote pacifique.
Mazunte est un petit coin paradisiaque. Grande plage de sable fin, mer bleue turquoise a une temperature plus qu'agreable, peu de monde a cause des evenements a Oaxaca tout proche, et, par consequent, un panel large de cabanas au confort variable qui s'offrent a nous. Nous commencons par une nuit dans l'une d'entre elles au confort tres rustique, terminant par une, plus agreable, avec vue sur la mer.
Nos trois journees a Mazunte passeront trop rapidement entre les repas sur la plage, les lectures sur le sable, les baignades dans les vagues, le farniente dans les hamacs et la sortie en mer pour.... observer et nager avec les tortues. Ces dernieres, qui pondent en decembre, s'accouplent durant 40 jours non stop en ce moment meme. Nous croisons donc des dizaines de tortues litteralement emboitees les unes sur les autres en pleine copulation.
Notre guide apercevant des dauphins, repousse pour plus tard le bain avec la tortue pour suivre une dizaine de dauphins sautant, plongeant et surfant sur l'eau. La joie est encore plus grande que personne ne s'attendait reellement a voir des dauphins. Ensuite, notre guide se positionne strategiquement sur le devant du bateau a moteur avant de sauter capturer une tortue afin que chacun de nous puisse l'approcher au plus pres. Nous terminons par une petite demie-heure de snorkelling avant de retrouver le sable fin pour une derniere baignade avant de quitter cet endroit idyllique en petite camioneta collective...
PS: De nouvelles photos dans le repertoire Mexique pour San Cristobal, San Juan de Chamula, Zinacantan, Canyon Sumidero et Mazunte. Et un dernier article sur le Mexique tre prochainement.
| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||